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« S’cusez mon langage mais la Chine eux autres, avec leurs mines de charbon pis toute, ils s’en foutent du climat. Faque t’sais… »
menute.
La réalité du contexte climatique
La Chine est aujourd’hui le plus grand émetteur annuel de gaz à effet de serre, mais aussi le premier investisseur mondial en énergies renouvelables. Elle produit la majorité des panneaux solaires, des batteries et des éoliennes utilisées sur la planète.
Le gouvernement chinois a officiellement annoncé des cibles climatiques, dont un plafonnement des émissions et une neutralité carbone à long terme, tout en maintenant une dépendance importante au charbon pour des raisons de sécurité énergétique.
Du côté de la population, la pollution de l’air, de l’eau et les événements climatiques extrêmes sont des préoccupations largement documentées, notamment dans les grands centres urbains.
Interventions utiles
Questions clé
- Tu parles du gouvernement chinois ou de la population ?
- Sur quoi tu te bases pour dire qu’« ils s’en foutent » ?
- Comment t’expliques les investissements massifs en énergie verte, d’abord ?
Relances possibles
- Être le plus gros pollueur empêche d’être aussi le plus gros investisseur climatique ?
- Et en quoi ils s’en foutent plus que… les américains, mettons ?
- Pourquoi tu fais comme si 1,4 milliard de personnes étaient un bloc uniforme ?
En fait.
Ce qui a été dit
Olivier Primeau, en discussion avec le Premier Ministre lors de son podcast, a affirmé :
« La demande de pétrole continue d’augmenter parce que l’industriel partout sur la planète, y a des pays, s’cusez mon langage mais qui s’en foutent complètement, comme la Chine, comme les t’sais, les, les… mines, les centrales au charbon. »
Ce qui est sous-entendu
- La Chine serait culturellement indifférente aux enjeux climatiques.
- Les efforts climatiques seraient inutiles si certains pays « ne font rien ».
- La responsabilité climatique reposerait uniquement sur des choix nationaux isolés.
Et pourquoi, « menute » ?
La phrase repose sur une généralisation grossière qui confond État, économie et population. Elle simplifie un phénomène mondial complexe pour produire une conclusion commode et hâtive.
Indices rhétoriques
- Généralisation abusive d’un groupe humain immense
- Confusion entre décisions gouvernementales et attitudes individuelles
- Effacement des dynamiques économiques globales
- Raccourci qui sert à relativiser l’urgence climatique
En bref.
Quand on cache la complexité réelle derrière une caricature culturelle, menute.